LE COLONEL René FAURE NOUS A QUITTE

 

Né le 13 novembre 1920 à Villeurbanne, le Colonel René FAURE s’est éteint le 10 mai 2018.

Le Colonel René FAURE était adhérent et a été administrateur puis vérificateur aux comptes de l’UNC de Saint Vivien de Médoc jusqu’en 2013.

 

Engagé volontaire le 7 Mars 1939, il intègre le 12° chasseur à cheval et après avoir participé aux batailles des Ardennes, de Belgique et de Dunkerque, il est fait prisonnier en Hollande d’où il s’évade en « empruntant » les vêtements d’un épouvantail à moineaux et le vélo d’un allemand.  Repris à Saint Valéry en Caux le 11 juin 1940. Transféré en Allemagne, il s’évade du camp d’Emmerich le 19 Aout 1940. Son périple lui permet de rejoindre l’armée en Algérie le 6 janvier 1941 en tant que sous-lieutenant.

 

A l’occasion d’une permission, il revient en France, mais la zone « libre » venant d’être occupée, il ne peut rejoindre son régiment et en tentant de rejoindre l’Espagne, il est arrêté par la feldgendarmerie.  Incarcéré à la prison d’Angoulême il est dirigé sur un camp en Allemagne et pendant son transfert il s’évade du train en gare de Paris le 13 Juillet 1943 et rejoint la résistance où il entre, en tant que S/Lieutenant dans le groupe « Libération Nord ».

 

Ses diverses missions l’amène sur Lyon où il est arrêté par la gestapo. Après plusieurs mois d’incarcération,  il réussit à s’évader de nouveau et regagne la région parisienne où participe à la libération de l’hôtel de ville de Paris  le 19 aout 1944 et fut blessé le 23 aout 1944.

 

Il intègre l’armée d’active le 10 octobre 1944 comme sous-lieutenant au 18ème  régiment de Dragons. Il séjourne en Allemagne jusqu’en 1946 puis rejoint le 30° Dragon en Tunisie.

 

C’est comme capitaine qu’il arrive à Saïgon en septembre 1953. En 1957, il devient sous-directeur de l’instruction des divisions blindées.

 

En Algérie, on lui confie l’organisation de l’autodéfense de nombreux villages, ce qui lui vaut d’être nommé à la tête d’une harka. La situation incertaine du sort réservé aux harkis et à leurs familles, lui importent. Aussi, sur ses fonds propres, il affrète un bateau permettant une trentaine de harkis et leurs familles de rejoindre la France et de les installer dans un village des Ardennes. Il estime alors que c’était son devoir.    

 

Il regagne la France et rejoint le 9° Hussard à Reims fin 1962, puis le 18° Dragon.  

 

Parallèlement à sa carrière militaire, il pratique l’équitation à haut niveau et fut présélectionné pour les jeux olympiques de Rome en 1960.  

 

Nommé Lieutenant-Colonel en 1969 puis colonel en 1971 et fait valoir ses droits à la retraite. Rayé des cadre en 1972  et  entreprend une carrière civile  à la société nationale des poudres et explosifs au siège parisien.

Le Colonel René FAURE, avait fait l’objet de sept citations ce qui lui a valu  d’être     Commandeur dans l’Ordre National de la Légion d'honneur et dans l'Ordre National du Mérite.

Il était titulaire, en autre, de la Croix de guerre 1939-1945, de la Croix de guerre TOE,  de la Valeur Militaire, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille des évadés, de la croix du combattant volontaire 39/45, et diverses médailles commémoratives.

 

Les honneurs lui ont été rendu le lundi 14 mai 2018 à Lesparre (Gironde).

 

Ses obsèques ont été célébrées le 17 mai 2018 en l’église de HAUTMOUGEY, village des Vosges où il repose près de son épouse Madeleine, ancienne combattante, décédée en 2013.

 

L’UNC perd un de ces Hommes exemplaires et réitère à la famille ses plus sincères condoléances.

  hommage  rendu le 17 Mai 2018 par les drapeaux des associations patriotiques du Médoc

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