LE CHANT DES PERTISANS

 

Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Créé en 1943, les paroles sont de Joseph Kessel et de Maurice Druon, et la musique est composée par Anna Marly.

  L’idée de la mélodie du Chant des Partisans est de la chanteuse et compositrice Anna Marly qui le reprend en 1943 à Londres , car celui-ci existait déjà au moment des périodes de soulèvements bolcheviques en Russie. Ainsi, elle compose la musique et les paroles originales dans sa langue maternelle, le russe. Puis Joseph Kessel et son neveu, Maurice Druon, tous deux auteurs ayant quitté la France pour rejoindre l’Angleterre et les Forces françaises libres du général de Gaulle, et futurs académiciens, récrivent les paroles , ayant proposé la variante française du texte le 30 mai.

  Devenu l’indicatif de l’émission de la radio britannique BBC Honneur et Patrie , puis signe de reconnaissance dans les maquis, Le Chant des partisans devient un succès mondial. On choisit alors de siffler ce chant, d'abord pour ne pas être repéré en la chantant mais aussi car la mélodie sifflée reste audible malgré le brouillage de la BBC effectué par les Allemands.

  C'est la sœur de Jean Sablon, Germaine, qui l'amène à sa forme finale et en fait un succès.

  Largué par la Royal Air Force sur la France occupée, et écouté clandestinement, ce succès se répand immédiatement tant en France qu'ailleurs dans les milieux de la Résistance et des Forces françaises de l'intérieur. Il se prolonge dans de nombreuses interprétations postérieures à la guerre, dont celle d'Yves Montand est une des plus célèbres.

(source Wikipédia)

 

MUSIQUE     du 48 RT

                             PAROLES

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines,

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne,

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme

Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,

Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,

Ohé les tueurs, à la balle et au couteau tuez vite.

Ohé saboteur, attention à ton fardeau dynamite...

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères

La haine à nos trousses et le faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens aux creux des lits font des rêves.

Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue... nous on crève...

 

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe.

Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.

Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.

Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...

 

Le manuscrit original du Chant des partisans, propriété de l'État, est conservé au musée de la Légion d'honneur. Il est classé monument historique au titre objets par un arrêté du ministère de la Culture du 8 décembre 20063,

 

Sens du texte original dues à Anna Marly :

 

De forêt en forêt / La route longe / Le précipice

Et loin tout là-haut / Quelque part vogue la lune / Qui se hâte

Nous irons là-bas / Où ne pénètre ni le corbeau / Ni la bête sauvage

Personne, aucune force / Ne nous soumettra / Ne nous chassera

Vengeurs du peuple / Nous mettrons en pièces / La force mauvaise

Dût le vent de la liberté / Recouvrir / Aussi notre tombe...

Nous irons là-bas / Et nous détruirons / Les réseaux ennemis

Qu'ils le sachent, nos enfants / Combien d'entre nous sont tombés / Pour la liberté !

Date de dernière mise à jour : 17/07/2015

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